premiere


Alors, BaselWorld 2012…? – Partie 3

May 2012


(suite) Rolex’s buzz
Mais le buzz qui, dès le premier jour et avant l’ouverture des portes, rendait fous les accros aux tweets et autres agités du blog, prenait la forme d’une interrogation quasi-existentielle dans le milieu horloger: on racontait que Rolex allait lancer une toute nouvelle collection!!!
Là aussi le buzz disait vrai: voici la Sky-Dweller monter la rampe (aussitôt “éclipsée” médiatiquement par la Deep Sea emportée par James Cameron descendue elle au fond de la Fosse des Mariannes). Rolex n’a pas pour habitude de lancer une nouvelle collection à la va vite et on peut imaginer le parcours du combattant que ce modèle a dû franchir avant que d’être dûment homologué pour l’éternité. C’est là le premier calendrier annuel de la marque et on ne dira jamais assez que le calendrier annuel, “popularisé” si l’on ose employer ce terme par Patek Philippe, est la complication utile majeure, bien avant le chronographe dont on sait qu’il n’est presque jamais utilisé. Esthétiquement, une innovation très réussie permet à ce calendrier annuel rolexisé de s’affranchir totalement des modes d’affichage habituels: les mois sont indiqués par coloration d’un des douze guichets qui surplombent les douze chiffres romains des heures. La date est classiquement disposée par un guichet-loupe à 3h. Mais la Sky-Dweller est aussi une montre à second fuseau horaire. Le temps de référence se lit sur une bague entièrement ajourée qui vient afficher une des 24h en-dessous d’une flèche rouge surplombée en majesté de la Couronne Rolex. Cet affichage très intuitif du calendrier annuel, de l’heure locale et du home time est commandé par la lunette tournante Ring Command (3 positions: date et mois, heure locale, home time) qui interagit avec le nouveau calibre automatique 9001 doté du mécanisme patenté Saros. Ce système qui gère l’alternance irrégulière des mois de 30 et 31 jours est bâti autour d’un planétaire central piloté par le disque de saut instantané de la date – quelques millisecondes suffisent pour passer du 30 ou du 31 au 1er du mois suivant. Dès son apparition cette pièce, bien plus belle en nature qu’en photo, s’est naturellement rangée dans la longue lignée des légendes Oyster. Pour sa première sortie, elle est proposée en or à environ 37’000.-CHF., ce qui la place assez haut parmi les quelques 180 modèles et 3’000 combinaisons de la marque.

Sky-Dweller by Rolex
Sky-Dweller by Rolex
Heritage Black Bay by Tudor
Heritage Black Bay by Tudor

Tudor plonge dans son passé
Le petit frère Tudor poursuit quant à lui son travail réflexif de revitalisation de son propre patrimoine. Et jusqu’à présent, ça lui réussit très bien.
Pour preuve, la nouvelle Heritage Black Bay, une réinterprétation d’un standard de 1954, avec son cadran bombé, sa lunette bordeaux, ses aiguilles “snowflakes”, typiques de ces premières montres de plongée. Revisitée, redimensionnée à 41mm, elle est étanche à 200m, dotée d’un mouvement automatique 2824 et se présente sur cuir patiné (2’950.-CHF) ou bracelet acier (3’250.-CHF).

La rétro-chic et ultra-lisible Pelagos plonge quant à elle avec sa valve hélium jusqu’à 500 mètres. En titane satiné qui lui donne un aspect brut, montée sur un bracelet en titane doté d’un mécanisme d’auto-ajustement par ressorts qui lui permet de se régler automatiquement par contraction ou élargissement selon la pression sous-marine, (ou livrée avec un bracelet caoutchouc permettant de la fixer sur la combinaison) elle tire son héritage stylistique de plusieurs modèles qui ont ponctué l’histoire de Tudor. Son prix de 3’950.-CHF en fait une redoutable compétitrice sur ce marché de la plongée par ailleurs très fréquenté (lire dans Europa Star n° 313 l’article de Keith Strandberg sur les montres sport). (suite)

Source: Europa Star Première Vol.14, No 3